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A la une EDITO
Bonjour à tous, 

 J'ai fini mon année de Première et me voilà de retour en France depuis quelques semaines déjà. Je suis donc en grandes vacances, avec petits boulots, et vous connaissez le reste... Donc je suis jusqu'à juillet de retour sur mon blog, que j'essayerais d'alimenter le plus régulièrement possible. J'écrirais donc les critiques des films que j'ai vu et essayerais de ratrapper un peu le retard (ça promet de pas être facile...). 
  En espérant que vous serez encore au rendez-vous. 
Bien à vous. 
Igor Haudebourg. 

    Voici les films que j'ai vu jusqu'ici: 
1- Il y a longtemps que je t'aime, de Philippe Claudel. 18/20. 
2- Into the wild, de Sean Penn. 17,5/20
3- Valse avec Bashir, de Ari Folman. 17/20.
2- Deux jours à tuer, de Jean Becker. 16,75/20
3- Juno, de Jason Reitman. 16,25/20
4- Les Insoumis, de Claude-Michel Rôme. 16/20.
5- Bienvenue chez les Ch'tis, de Dany Boon. 15,75/20 
6- Paris, de Cédric Klapish. 15,5/20 
9- Des poupées et des anges, de. 15,5/20.
7- Affaire de famille, de Klaus Drexel. 14,5/20
11- Mes amis, mes amours, de Lorraine Lévy. 14,25/20
8- Les orphelins de Huang Shi, de Roger Spottiswoode. 14/20
9- Les femmes de l'ombre, de Jean-Paul Salomé. 13,5/20. 
10- Enfances, colectif écrit par Yann LeGal. 13/20
    - La personne aux deux personnes, de Bruno&Olivier. 13/20
    - Française, de Souad ElBouhati. 13/20  
17- Le monde de Narnia 2, de Andrew Adamson. 12,75/20
12- Les citronniers, de Eran Riklis. 12,5/20
13- Désengagement, de Amos Gitai. 12/20.
14- Sans arme, ni haine, ni violence, de Jean-Paul Rouve. 11,75/20. 
15- Sagan, de Diane Kurys. 11,5/20.
22- Par suite à un arrêt de travail.
16- Un conte de Noël, de Arnaud Desplechin. 11/20
17- Les hauts murs, de Christian Faure. 10,5/20. 
18- Nés en 68, de Olivier Ducastel et Jacques Martineau. 10/20
19- Ca$h, de Eric Besnard. 9,75/20 
20- 15 ans et demi, de François Desagnat. 8,5/20. 
21- Tu peux garder un secret?, de Alexandre Arcady. 8/20. 
22- Passe-passe, de Tonie Marshall. 7,5/20. 
    - Disco, de Fabien Onteniente. 7,5/20. 
24- 48 heures par jour, de Catherine Castel. 7/20
25- La fabrique des sentiments, de Jean-Marc Moutout. 5/20
26- Le grand alibi, de Pascal Bonitzer. 4,75/20 
27- Jumper, de Doug Liman. 2/20.
    - A bord du Darjeeling Limited, de Wes Anderson. 2/20.
Il y a longtemps que je t'aimeDeux jours à tuerJunoLes InsoumisBienvenue chez les Ch'tisParisAffaire de familleLes Orphelins de Huang ShiLes Femmes de l'ombreEnfancesFrançaiseLes CitronniersDésengagementSans arme, ni haine, ni violenceSaganUn conte de NoëlLes Hauts mursNés en 68Ca$h15 ans et demiTu peux garder un secretPasse-passeDisco48 heures par jourLa Fabrique des sentimentsLe Grand alibiJumperA bord du Darjeeling Limited
 
Il y a longtemps que je t'aime - ma note pour ce film :
Réalisé par Philippe Claudel
Avec Kristin Scott Thomas, Elsa Zylberstein, Serge Hazanavicius, ...
Année de production : 2008
Une SAGAN trop classique
Sagan,
de Diane Kurys.

1h57 . Biopic dramatique français . Sortie nationale le 11 juin 2008 

Avec  Sylvie Testud, Pierre Palmade, Lionel Abelanski, Jeanne Balibar...

Sagan - Sylvie Testud

La vie de la romancière à succès Françoise Sagan, de ses débuts d'écrivains à sa mort, de chez ses parents à la fermette qu'elle achète alors qu'elle est fortunée, de ses richesses à ses déboires, de ses maris à ses amants, et le conte de ses relations, de ses amis.

Sagan - Sylvie Testud, Lionel Abelanski et Pierre Palmade
    Avouons-le d'emblée: c'est un beau film, la réalisation n'est pas mauvaise, le scénario n'est pas alambiqué, et on prend plaisir à suivre les aventures de Françoise Sagan, campée avec excellence par une actrice unique: Sylvie Testud. 
    Mais, et c'est là que le bat blesse, la vie de Françoise Sagan, romancière à succès, aurait pu permettre de s'évader, à la façon de La Môme l'année dernière, ou justement Olivier Dahan créait des liens entre la jeunesse et l'âge adulte... Et ici, Diane Kurys aurait pu se permettre d'aller beaucoup plus loin. 
    Or, ici, ce qu'on voit n'est qu'une surface, qui menace de se briser à chaque instant. L'aspect flash-back paraît assez décalé par rapport à l'auteur, dont on ne peut pas vraiment dire qu'elle ait de regrets. Donc voilà le point faible (et non des moindre), du film de Kurys: l'absence d'un rythme soutenu, et l'absence totale d'originalité, si ce n'est que de raconter une vie, comme tant de mauvais biopics le font si souvent. Au contraire de La Môme, on ne se sent pas vraiment avec Sagan, et on n'adhère pas forcément aux choix de la réalisatrice, ce qui est dommage. 
    Un gros manque d'amour dans la mise en scène, une lenteur sobre et maitrisée, mais qui barbe, à la longue...
    Reste un film maitrisé, tout de même, pour les amateurs de platitude, ou de biopics très classiques (trop, pour moi). En sachant tout de même que les acteurs s'en donnent à coeur joie (même si Lionel Abelanski n'est pas forcément aussi bon que d'habitude, Patrick Mille est excellent et c'est la son plus beau rôle), et que l'on n'en sort pas (trop) déçu. Mais de là au chef-d'oeuvre que tout le monde annonce, non...

Sagan - Sylvie Testud

11/20

 
Sagan - ma note pour ce film :

Année de production : 2008
Semaine du 18 juin.
Mercredi 18 juin.


La Personne aux deux personnesUn mercredi assez flou (de toi).
Jour de sorties, jour de ciné... Pas grand monde aujourd'hui pour se bousculer dans les salles, puisque le film le plus attendu du jour (à savoir La personne aux deux personnes, la comédie de Nicolas et Bruno) n'attire en première séance que 929 spectateurs (soit 44 personnes par salle), avides de Gilles Gabriel. Le meilleur démarrage pour un public toujours aussi friand de comédies (les moeurs n'ont pas changé, de ce côté là...), comme on l'a vu cette année avec des petits succès comme Disco, Astérix aux jeux olympiques, Enfin veuve, et le moindre succès: Bienvenue chez les Ch'tis. Mais rassurons-nous, si La personne aux deux personnes atteint les 2 fois 10 millions d'entrées, alors on pourra prétendre que le public français est fou, cette année. Sérieusement, les deux millions paraissent abordables. 

Eldorado - Fabrice Adde et Bouli Lanners
Continuons côté réussites, avec la première moyenne par salle ces premières séance, Le témoin amoureux, 63 personnes par salle (ça devient intéressant), une comédie américaine qui devrait également dépasser le million. Puis deux autres films qui réunissent chacun 546 et 280 entrées chacun. C'est Speed Racer (42 personnes par salle), et Eldorado (40 personnes par salle).

La Troisième partie du monde - Gaspard Ulliel et Clémence Poésy
Puis, côté déception: Sans Sarah rien ne va! (bien fait), avec seulement 35 personnes par salle sur 12 copies, soit 415 entrées seulement. La nouvelle vie de Monsieur Horten, avec seulement 75 entrées sur 6 copies, ce qui ne fait qu'à peine 13 personnes par salle... Ex-aequo, avec à peine treize personnes par salle sur 4 copies, c'est La capture, qui ne fait que 50 entrées. Et, très très décevant, La troisième partie du monde, qui ne fait que 56 entrées sur 5 copies, et réalise la moins bonne moyenne par salle (seulement 11 spectateurs par salle). 


Autrement, dans les sorties, à voir ou pas, cette semaine:
+++ a voir absolument
++  a voir
+ faut voir
- c'est déjà tout vu!
 La Personne aux deux personnes++ Le Témoin amoureuxSpeed RacerSans Sarah rien ne va !-EldoradoLa Troisième partie du monde++ La Nouvelle vie de Monsieur Horten++ La Capture++
 
La Personne aux deux personnes

Année de production : 2007
NES EN 68
Nés en 68,
de Olivier Ducastel et Jacques Martineau.

2h53 . Drame français . Sortie nationale le 21 mai 2008.

Avec Laetitia Casta, Yannick Rénier, Yann Tregouët...

Nés en 68 - Yann Tregouët, Laetitia Casta et Yannick Renier

De mai 1968 à mai 2007, des révoltes étudiantes au discours de Nicolas Sarkozy souhaitant "liquider l'héritage de Mai 68", près de 40 ans d'histoires, de luttes et de résistance.

Nés en 68 - Edouard Collin et Théo Frilet

    Nés en 68, ou l'héritage d'un événement hors du commun ayant eu lieu il y a maintenant 40 ans de ça. Donc, Nés en 68 raconte, superficiellement, certes, mais essaye de raconter 40 ans d'histoire, de luttes. Donc, on peut saluer l'audace d'un tel projet, même si le résultat n'est pas forcément aussi bien que celui qu'on attendait. 
    En effet, il arrive quelque chose d'assez invraisemblable à tous les 4 personnages d'une seule et même famille. De la mère révolutionnaire dans une petite communeauté soixante huitarde, ayant eu plusieurs copains, deux enfants du même père. Toute la communauté est partie, elle est la seule à rester dans cette masure, son fils qui devient homosexuel, et attrape le SIDA, pour embrayer sur les luttes de reconnaissance homosexuelle, et sa fille, qui se marie à un immigré et part en Angleterre. Puis les copains de sa mère, du révolutionnaire qui se cache dans la forêt, à l'autre habitant dans un appartement parisien à discuter micro-crédit avec sa femme... 
    En fait, voilà le plus gros problème, tout est gros et prévisible. On aurait peut être préféré que les réalisateurs se concentrent sur un panel plus important de personnes, ou alors se concentre (un peu moins longtemps que trois heures) sur un évènement particulier, qui aurait pu permettre au film de mieux se tenir, et de ne pas partir dans toutes les directions, toutes plus prévisibles les unes que les autres. 
    Reste tout de même une excellente pléiade d'acteurs, menée avec candeur et charisme par une Laetitia Casta plus mature et plus forte que d'habitude. Et puis, on ne peut pas dire que c'est un échec total, puisque le spectateur regarde ce film mineur sans rechigner. 
    Un beau projet, donc, qui aurait mérité d'être plus cadré, moins long, et plus placé par rapport à ses opinions. En effet, on ressort de ce film sans vraiment savoir si les réalisateurs critiquaient ou encensaient Mai 68, sans vraiment savoir ou se placer.

Nés en 68 - Laetitia Casta

10/20

 
Nés en 68 - ma note pour ce film :

Année de production : 2008
LES ORPELINS DE HUANG SHI
Les orphelins de Huang Shi,
de Roger Spottiswoode. 

1h54. Drame historique américain. Sortie nationale le 11 juin 2008.

Avec Jonathan Rhys-Meyers, Michelle Yeoh, Chow Yun-Fat...

Les Orphelins de Huang Shi - Jonathan Rhys-Meyers

Les Orphelins de Huang Shi nous entraîne dans la Chine des années 30 alors ravagée par la guerre, et raconte l'incroyable aventure d'un jeune journaliste anglais, d'une infirmière américaine et du chef d'un groupe de partisans chinois qui vont unir leurs efforts pour sauver 60 orphelins.
Ensemble, ils vont parcourir plus d'un millier de kilomètres à travers les contrées les plus hostiles, des sommets enneigés aux déserts impitoyables, pour atteindre un village où les enfants pourront enfin vivre en sécurité.
Surmontant tous les obstacles, leur épopée va les conduire à découvrir le sens absolu du sacrifice, de la responsabilité et du courage.

Les Orphelins de Huang Shi

Non, ce film n'est pas un chef-d'oeuvre. Non, ce film n'est pas un drame bouleversant. Non, la réalisation n'est pas digne de ce nom. NON! J'ai juste aimé ce film parce qu'il est beau, qu'il nous fait rêver, que le cadre historique est bien reconstitué, les acteurs crédibles (surtout les enfants). Et surtout j'ai aimé ce film par la candeur, la fraîcheur, la spontanéité des enfants, assez merveilleux. Ce drame ne vaut presque que pour eux. L'idée des témoignages sur le générique est originale et bien pensée, et ils nous donnent vraiment l'impression d'avoir vu un film qui parle d'une chose arrivée, qui ne se termine pas forcément bien, comme dans tous les films américains de base... Ce générique rappelle vaguement La liste de Shindler, ou paraissaient es images récentes nous montrant ce qu'ils étaient devenus, ou ce que leurs enfants étaient devenus. Donc, oui, un beau film, qui fait rêver, et qui fait que l'on sort du cinéma la tête dans les nuages, des sourires d'enfants plein la tête. Rien d'extraordinaire, mais juste l'impression de se sentir bien. Et n'est-ce pas ce que l'on demande au cinéma,entre autres?

Les Orphelins de Huang Shi - Radha Mitchell

14/20

 
Les Orphelins de Huang Shi - ma note pour ce film :

Année de production : 2008
LA FABRIQUE DES SENTIMENTS tourne à vide...
La fabrique des sentiments,
de Jean-Marc Moutout.

Comédie dramatique française. 1h44. Sortie nationale le 6 février 2008.

Avec Elsa Zylberstein, Jacques Bonnaffé, Bruno Putzulu...

La Fabrique des sentiments - Elsa Zylberstein

Eloïse, 36 ans, est clerc de notaire et vit à Paris. Jeune femme belle et brillante, elle est cependant toujours célibataire. Pour briser sa solitude, elle décide de s'inscrire à des speed-dating. Après tout, ne s'agit-il pas là aussi d'être efficace et rapide ? 7 hommes, 7 femmes, 7 minutes pour séduire. Puis le gong retentit...
Par ailleurs, Eloïse s'inquiète pour sa santé quand son corps la désavoue. Elle a le sentiment que le bonheur lui échappe. Elle qui se pensait heureuse se remet en question. Une perte de confiance pour une prise de conscience ?
L'angoisse supplante peu à peu sa maîtrise. Dans ses rêves et dans la réalité, Eloïse lâche enfin une part de ce qui la travaille profondément : la quête de l'amour bien sûr, mais aussi le besoin d'afficher aux yeux du monde une vie de couple. Elle devra faire face à ses désirs et ses contradictions...


La Fabrique des sentiments - Jacques Bonnaffé

    C'est bizarre comme nos attentes peuvent parfois nous énerver!!! Je suis allé le voir juste après A bord du Darjeeling Limited, que j'ai détesté, en me disant que ça allait me remonter un peu le moral.
    Au contraire, ce film m'a irrité encore plus. Une histoire banale, trop banale. Un excellent téléfilm en fait. Ca ferait un bon feuilleton vous savez: tous les soirs une nouvelle trouvaille et une aventure qui serait différente à chaque fois... C'est alléchant tout ça... 
    En attendant le film est vide, mou et lent, et ne parvient pas à nous intéresser. Encore une fausse bonne idée, dont les critiques étaient bonnes. Je m'y suis fié, et qui s'y frotte s'y pique: je me suis piqué, et bien profond. Deux catastrophes cinématographiques en une seule journée, j'avais pas encore fait, ça fait bizarre et ça énerve, surtout!!! Donc je disais que ce film, en effet, ne décolle pas, avec un scénario convenu, attendu et niais, au final. On dirait comme un premier film, ou le réalisateur se prend le mur et nage dans le simplet, le ridicule. 
    Mais ne soyons pas trop rancunier: Elsa Zylberstein est éclatante (d'où la seule étoile), et c'est bien la seule, toujours dans son jeu au bord des larmes, à la limite de l'effondrement... Une autre grosse déception. Quel dommage!

La Fabrique des sentiments - Elsa Zylberstein

5/20

 
La Fabrique des sentiments - ma note pour ce film :

Année de production : 2007
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